**Chapitre 5 – Montaser**
Après plus d’une heure de marche, Fray et Montaser arrivèrent enfin devant un gros rocher. Montaser utilisa une fois de plus son sens spirituel et déclara :
— L’aura provient de cet endroit, l’entrée doit être proche.
En entendant cela, Fray conclut que ce rocher devant eux était bien celui mentionné dans le roman. Sans perdre de temps, il frappa la pierre de toutes ses forces. Ainsi, le bloc d’au moins trois mètres de long et plus de deux mètres d’épaisseur se réduisit en miettes sous son coup.
Une fois le rocher disparu, une faille d’un mètre et demi de large apparut dans le sol, comme si la pierre avait été placée là pour la dissimuler.
— Entrons, dit Fray avant de sauter dans l’ouverture, suivi par Montaser. Contre toute attente, le trou était si profond – au moins cinquante mètres sous terre – que la chute dura plus longtemps que prévu.
**Doof**
Malgré la hauteur, Fray atterrit sans dommage, provoquant un bruit sourd et creusant un large cratère dans le sol. Montaser, quant à lui, utilisa son pouvoir pour ralentir sa descente et se posa en douceur.
Une fois en bas, Montaser observa les alentours avec une expression surprise, se demandant : *(Ce sont des maisons ?)*
Montaser et Fray découvrirent alors ce qui ressemblait à un petit village composé de plusieurs habitations en pierre, éclairé par des lampes magiques dans les rues, où de nombreux habitants vaquaient à leurs occupations.
*(Ainsi, voici le quartier général de l’organisation du Serpent… Pas étonnant qu’il soit resté caché tout ce temps, malgré les recherches des grandes forces… Mais comment le maître a-t-il pu le trouver en si peu de temps ?)* songea Montaser en jetant un regard complexe à Fray.
— Alerte, il y a des intrus !
— Des intrus au nord !
— Prévenez les chefs ! Que toutes les forces restantes me suivent pour éliminer les intrus !
Soudain, Fray et Montaser entendirent des cris retentir dans le village de pierre.
— Ils nous ont repérés rapidement, ils ne sont pas si stupides, constata Fray d’un visage impassible en voyant des dizaines d’hommes armés se diriger vers eux. En un instant, plus d’une centaine d’hommes les encerclèrent.
— Montaser, dit Fray sans prêter grande attention aux hommes masqués.
— Bien, Monsieur, répondit Montaser en les observant d’un regard froid.
— Qui êtes-vous ? Et quel est le but de votre venue ? lança soudain l’un des hommes, semblant être le capitaine, avec méfiance.
Bien qu’ils n’aient que deux ennemis face à eux, tous les hommes masqués restaient sur leurs gardes. En tant que tueurs professionnels, un simple coup d’œil leur suffisait pour évaluer la menace que représentait une personne. Et en cet instant, leur instinct les avertissait que les deux hommes devant eux étaient extrêmement dangereux.
— Laissez celui-là en vie, ordonna Fray d’une voix indifférente en désignant le capitaine.
— Très bien, Monsieur, répondit Montaser avant d’avancer vers les hommes.
À cette vue, le capitaine hurla :
— Attaquez !
Il se rua vers l’intrus, suivi de ses hommes, mais…
— Q… quoi… ?
Soudain, le capitaine s’immobilisa brutalement et se mit à flotter dans les airs, incapable de se contrôler. Il sentit une pression puissante lui enserrer le cou et le soulever lentement. Mais il n’était pas le seul dans cette situation : en regardant autour de lui, il vit que tous ses hommes flottaient également. Cependant, il remarqua que les autres semblaient souffrir davantage, incapables même de respirer. Il en conclut que la mort de ses hommes n’était plus qu’une question de temps.
*(Même les guerriers des Trois Royaumes ne pourraient résister… Mais quel est donc le rang de ce vieil homme ?)* pensa-t-il, terrifié, en fixant Montaser.
Peu après, à l’exception du commandant, tous les hommes masqués s’effondrèrent, sans vie. Montaser venait ainsi d’éliminer plus d’une centaine de tueurs professionnels simultanément, sans même bouger de place. Même Fray ressentit une pointe d’effroi face à cette scène.
Montaser était un guerrier du Huitième Royaume, le plus puissant de la famille Prada et l’une des entités les plus redoutables du continent.
Selon les événements du roman, Montaser mourut dans le donjon où Fray se trouvait auparavant, sacrifiant sa vie pour le sauver. Sa disparition affaiblit considérablement la famille Prada, menant à sa chute aux mains du protagoniste.
Sous l’effet de la compétence de Montaser, le capitaine restant fut lentement soulevé dans les airs jusqu’à se retrouver face à Fray.
— Où sont les enfants ? demanda Fray d’une voix glaciale en fixant l’homme masqué.
— Je ne sais pas de qu— AAAAHH…
Avant qu’il ne puisse terminer sa phrase, une force invisible et écrasante s’abattit sur lui, le faisant hurler de douleur.
— Je n’aime pas me répéter, déclara Fray d’un air grave.
— Oh, ils, ils…
Le capitaine tenta de parler, mais avant qu’il ne puisse finir, une flèche étrange lui transperça la tête par-derrière, la faisant exploser. La flèche était si puissante qu’elle continua sa trajectoire au-delà du crâne avant d’être arrêtée par la compétence de Montaser.