**Chapitre 14 L’Empereur Doré Linyar**
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Le portail spirituel symbolise la force d’une âme par un nombre représentatif : plus l’âme est forte, plus le nombre est élevé.
Pour calculer ce nombre, de nombreux facteurs sont pris en compte, tels que la force de l’hôte, le type d’âme, et même la puissance de la personnalité et de la mentalité de la personne. Le nombre que le collier attribue à l’âme d’une personne ordinaire est de 50.
Et le nombre que Rin obtint fut :
[La force de ton âme est de 346]
[Analyse des informations du *Golden Emperor* en cours, veuillez patienter]
Plusieurs fenêtres apparurent devant Rin.
— Huitième Rang spirituel, il semble très puissant, murmura Rin à voix basse.
— Merci pour le compliment, garçon, dit soudain l’homme sur le trône.
— Quoi ?… Vous pouvez parler ? s’exclama Rin, surpris.
— Bien sûr que je peux parler, pourquoi ne le pourrais-je pas ? répondit l’Empereur.
— Est-ce que tous les esprits peuvent parler ? demanda Rin.
— Non, pas tous, seulement s’ils possèdent suffisamment d’intelligence, expliqua l’Empereur.
— Alors, êtes-vous fort ? interrogea Rin.
— Ha-ha-ha, rit l’empereur à gorge déployée. Tu sais, c’est la première fois qu’on me pose cette question, hahaha… Oui, garçon, je suis fort.
[Analyse des informations de l’esprit terminée]
[Nom : Empereur Doré Linyar
Race : esprit humain
Rang : 8
Force de l’âme : 324
Type d’esprit : esprit d’invocation
Citation courte : Linyar fut un empereur humain d’un grand empire d’une histoire oubliée.
De son vivant, il était un guerrier au sommet du Neuvième Royaume et possédait dix gardes, chacun issu du Neuvième Royaume.
Note : Avec votre puissance actuelle, l’hôte ne peut utiliser que deux pour cent de la puissance de l’Empereur et de ses gardes une fois invoqués.]
— Mais, garçon, pourquoi désires-tu tant la force ? demanda l’empereur avec une expression sérieuse.
— Pour deux raisons. La première est la vengeance, la vengeance contre ceux qui m’ont volé mon enfance et m’ont forcé à tuer mes amis, répondit Rin, les yeux emplis de haine.
— C’est une bonne raison, garçon. En ce monde, le bien doit être rendu avec grâce, et la honte avec déshonneur, déclara l’empereur d’un air grave. Mais quelle est la seconde raison, garçon ?
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— C’est un esprit de Rang Huit, déclara Morcal.
— Un esprit de Rang Huit ? Un contrat avec un esprit de Rang Huit n’a pas été conclu depuis des milliers d’années dans la famille Parada, s’étonna Fray, légèrement surpris.
— Pas étonnant, il a obtenu 346 à l’évaluation de la Force de l’Âme, ajouta Morcal.
— 346 ? Je m’attendais à un nombre plus élevé, remarqua Fray.
— C’est un nombre élevé, mais tu devrais savoir que tout le monde n’est pas un monstre comme toi, rétorqua Morcal.
— Je n’aime pas qu’on m’appelle un monstre, dit Fray avec une expression légèrement irritée.
Morcal observa Fray longuement, puis murmura :
— Je ne savais pas. Cela ne se reproduira plus.
Ainsi, après un certain temps, Rin ouvrit les yeux.
— Bienvenue dans la famille Prada, dit Fray avec un sourire poli, bien que son expression habituellement froide fît hésiter Rin un instant. Mais ce ne fut que l’espace d’une seconde. Puis il répondit, imitant le ton glacial de Fray :
— Merci. Je ferai de mon mieux pour vous servir.
— Il est d’usage de s’agenouiller lorsqu’on prête allégeance à son maître, rappela Fray.
— Quoi ?… Oh, oui, pardon, monsieur, s’excusa Rin en mettant un genou à terre.
— J’espère que tu comprends pourquoi je t’ai demandé cela, dit Fray en regardant Rin.
— Je comprends, monsieur, répondit Rin.
— Va trouver Montaser et dis-lui de te montrer l’Armerie pour que tu choisisses une arme, ordonna Fray.
L’Armerie renferme de nombreuses armes magiques et même des armes rares que la famille Prada a pu collecter au cours des cent mille dernières années. C’est un lieu où très peu de personnes sont autorisées à entrer. Rin fut la première personne dans l’histoire de la famille Prada à obtenir cette permission aussi rapidement.
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La nuit venue,
Dans une ruelle sombre,
Trois jeunes filles se tenaient là, haletantes, chacune tenant une épée ensanglantée.
— C’est pour ça qu’il nous a donné un mois, murmura l’une d’elles en regardant les monceaux de cadavres devant elle.
— Sina, que veux-tu dire ? demanda la fille à ses côtés.